Tout dépend de l'emplacement et de l'accessibilité de la zone filmée. Si les caméras filment des espaces ouverts au public (hall d'accueil, magasin, caisses, parkings extérieurs ouverts), vous dépendez du Code de la sécurité intérieure (CSI) : l'autorisation préfectorale est obligatoire avant toute mise en service. Vous restez également soumis au RGPD et au Code du travail.
Si les caméras filment des zones strictement privées et fermées au public (bureaux internes non ouverts au public, entrepôts logistiques réservés au personnel), le régime du CSI ne s'applique pas, mais vous restez soumis au RGPD et au Code du travail.
C'est le principe de l'interdiction de base. Par défaut, il est strictement interdit de filmer la voie publique (trottoirs, rue, façades d'en face).
Une tolérance (ou dérogation) peut être accordée par le préfet uniquement si la sécurisation des accès de votre établissement le justifie impérativement. Dans ce cas, les zones non autorisées de la voie publique doivent être obligatoirement masquées par programmation technique (privacy masks : masquage opaque ou floutage).
Oui. Toute modification substantielle d'un système soumis au Code de la sécurité intérieure (ajout de caméras, modification significative de l'angle de vision, déplacement vers une zone non couverte initialement, délai de conservation modifié) nécessite une déclaration de modification du système qui conduira à la mise à jour de l'arrêté préfectoral.
De plus, le registre RGPD et la cartographie interne doivent obligatoirement être actualisés, sans exclure les documents pouvant être demandés par la préfecture.
Oui, l'autorisation n'est pas définitive. En vertu de la réglementation du Code de la sécurité intérieure (CSI), un arrêté préfectoral de vidéoprotection est accordé pour une durée limitée, fixée par la loi à 5 ans.
La démarche de renouvellement : 4 mois avant l'échéance de cette période quinquennale, l'exploitant doit impérativement anticiper et déposer un dossier de renouvellement auprès de la préfecture pour continuer à exploiter son installation en toute légalité.
Exploiter un système dont l'arrêté préfectoral est périmé équivaut à un défaut d'autorisation, exposant l'établissement aux sanctions administratives et pénales.
Attention : une déclaration de modification du système ne conduit pas systématiquement à prolonger la validité de l'arrêté préfectoral initial.